BLOG DES RECRUTEURS

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#PORTRAITDERECRUTEUR :
Mikha – Venez vite, faut pas louper ça !

Mikaël est né à la Teste de Buche (la tête de bois en Gascon) et a grandi en face de la Dune de Pilat. Il commence à travailler très jeune, principalement dans l’hôtellerie. Autodidacte dans l’âme, il monte son restaurant à 19 ans à Arcachon puis quitte tout à 25 ans. Il s’installe à Montpellier avec sa femme et décide de passer le BAC.

Il commence la rue, et enchaîne plus d’une vingtaine de missions tout en continuant ses études en parallèle. La tête bien pleine après avoir obtenu sa double Licence en Droit et Sciences Politiques, il se consacre aujourd’hui 100% à la rue en tant que Responsable d’Equipe.

 

Comment as-tu découvert le métier de Recruteur de Donateurs ?

Quand je suis arrivé à Montpellier, j’ai croisé des équipes de rue et je suis moi-même devenu donateur. Pour autant je n’imaginais pas à l’époque que c’était un travail.

Un jour, j’ai eu besoin de bosser et je suis tombé sur une annonce. Plutôt que de retourner faire des saisons ou des extras dans l’hôtellerie, je me suis dit que ça devait être sympa d’être dehors, à parler aux gens du travail des associations.

Je suis arrivé en 2015 chez Cause à Effet et j’y ai découvert une ambiance de travail que je ne connaissais pas : de la confiance, du professionnalisme et du fun !

Trois ans après, qu’est-ce qui te donne envie de te lever tous les matins ?

C’est simple : c’est la première fois de ma vie que je fais un travail que j’aime vraiment. Certains pensent que ce travail est dur. Ce n’est pas mon cas ! Je m’amuse, je prends du plaisir avec les gens, avec mon équipe. Je n’ai pas de pression, pas de boule au ventre le matin.

On a la chance de travailler dehors, de rencontrer des gens tous les jours, de vivre des moments uniques. On est au milieu de la vie ! Et c’est le seul travail que je connaisse où on peut faire du bon boulot tout en rigolant et en s’amusant.

Quelles sont les difficultés de ce métier ?

Garder sa concentration pendant 5 ou 6 semaines ! Ce n’est pas parce que c’est un métier où on a le droit de s’amuser qu’il ne faut pas le prendre au sérieux.

Je parle souvent à mes équipes de l’importance du détachement : il ne faut pas se laisser perturber par les mauvaises rencontres. Ça prend de la place pour rien, et surtout, on ne connaît pas la vie des gens. Ils ont pu avoir passé une mauvaise journée, avoir des problèmes. Il vaut mieux se concentrer sur les personnes avec lesquelles on passe un bon moment.

On parle aussi souvent de la météo, mais il y a plein de métiers où les gens bossent dehors (les maçons, les ouvriers de chantiers etc) et on ne les entend pas se plaindre ! La météo, oui, c’est un aléa, mais comme tous les aléas de la rue, c’est à nous de nous adapter et de rester concentrés !

Selon toi, quelles sont les qualités pour faire ce métier ?

Avoir la dalle ! Faut avoir la niaque, du bon sens, l’envie de se dépasser, d’apprendre. Et envie de travailler en groupe, en équipe. Il faut aussi être bienveillant et positif.

Bref, faut être combattif !

Qu’est-ce que ce métier t’a appris ?

Ce métier m’a ouvert aux gens. Dans mes précédents boulots, j’avais un rapport commerçant/client avec les gens. Là, j’ai un rapport d’égal à égal.

Il m’a permis de voyager, de découvrir la France, et la « vraie vie ». Ça m’a obligé à quitter mon cocon, à m’adapter aux villes dans lesquelles j’ai travaillées, et aux personnes que j’ai rencontrées.

Ce travail est une expérience sociologique quotidienne. On croise des gens qui ont des parcours de vie tous différents les uns les autres, certains avec des cicatrices de vie. Ça permet de relativiser sur ses propres problèmes.

Plus qu’un travail, être Recruteur de Donateurs c’est aussi un cadre de vie. Ce métier rend fort. Il te permet d’exprimer au quotidien ta volonté de te battre dans la vie.

Etre Responsable d’Equipe, pour toi, ça veut dire quoi ?

Transmettre l’amour de ce que je fais ! J’aime transmettre ce que j’ai appris et ce qu’on m’a transmis et tout particulièrement les valeurs de bienveillance et de non-jugement.

Gérer des équipes qui ne me ressemblent pas et qui ne se ressemblent pas, c’est aussi un nouveau plaisir pour moi.

Raconte-nous ta plus belle rencontre.

Ce n’est pas une mais des rencontres dont j’ai envie de parler. De ces gens que l’on rencontre et qui sont tout autant concernés que nous.

Sur l’une de mes premières missions à Montpellier, je fais une argu à une maman et son ado de 12-13 ans. C’est le gamin qui a convaincu sa mère en lui disant « sur mes 20 € d’argent de poche, tu en prendras 10 » pour soutenir l’association Aides. Ou ce SDF qui est intervenu dans une de mes argu pour la Croix-Rouge en expliquant à la passante quelles seront les actions mises en place grâce à son don.

Je pense aussi à tous les intervenant.es des associations qui sont passé.es sur mes équipes. Qui prennent du temps pour nous soutenir, nous encourager et mouiller le maillot avec nous !

Un message pour ceux qui ne connaissent pas ce métier ?

Viendez ! Vite ! Faut pas louper ça !

CAUSE À EFFET recrute toute l’année. Prenez contact avec nous et passez un entretien pour évaluer votre motivation et vos compétences.

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