BLOG DES RECRUTEURS

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#PORTRAITDERECRUTEUR :
Marie – Envie de transmettre mon kiff

Née à Auxerre, Marie grandit dans une petite ville de l’Yonne, à la campagne. Après le BAC, elle part à Dijon pour faire des études de Droit. Elle y reste 2 ans puis décide de partir en voyage. A son retour, elle tombe sur une annonce de Cause à Effet. Elle postule et obtient un entretien. Hyper stressée, elle boit 5 cafés avant de rencontrer Yves, qui finit par être convaincu par la boule d’énergie qu’il rencontre. Voilà, on est en 2013 et Marie fait ses premiers pas dans la rue pour Action contre la Faim.

Est-ce que tu te rappelles de ta première mission ?

Oh oui ! A Dijon, des équipes on en croise régulièrement. J’étais moi-même devenue donatrice pour Amnesty comme ça. Avant d’arriver chez Cauzaf, j’avais été démarchée quelques mois plus tôt par un Recruteur de Recruteur mais j’étais alors sur le point de partir voyager donc je n’avais pas donné suite. A mon retour, je suis tombée sur une offre pour ACF et je me suis lancée.

Ma première mission c’est vraiment un truc de fou. J’ai découvert un cadre de boulot unique. Aller parler aux gens, pour moi, au début c’était pas du tout naturel. Je compensais mon manque de confiance en moi par une énergie débordante. Une vraie pile électrique…

Mes premiers donateurs, c’était une doublette ! Deux étudiantes roumaines. Je me rappelle de ce que j’ai ressenti : un énooorme plaisir ! J’étais vraiment trop heureuse.

J’ai eu la chance d’avoir un RE génial, qui m’a fait aimer ce travail. Je suis vraiment tombée amoureuse de ce boulot… Quand j’ai dû attendre 1 mois et demi avant de pouvoir rebosser parce que les missions ne s’enchaînaient pas sur Dijon, j’étais comme une dingue : j’arrêtais pas de parler de ce taf, tout le temps, tout le temps, tout le temps (rires).

Cinq ans après, qu’est-ce qui te donne encore envie de te lever tous les matins ?

Ce que j’aime toujours autant c’est la diversité des gens que ce métier me permet de rencontrer. Que ce soit dans les équipes ou dans la rue, on rencontre des gens d’horizons, de milieux, et de culture totalement différents. Il n’y a rien de plus représentatif de la société que la rue.

Ce métier nous apprend à déconstruire les préjugés que l’on peut avoir sur les autres. Parce que malgré ces différences, ces gens se rassemblent autour de valeurs communes, celles des associations que l’on défend !

Dans la rue, on rencontre pourtant beaucoup de gens indifférents aux causes que l’on représente. C’est pas trop difficile ?

C’est vrai qu’au début, j’avais beaucoup de mal avec ça. J’avais du mal à gérer cette indifférence alors que j’étais moi-même pleine de convictions. Et puis, progressivement, j’ai compris qu’on n’était pas là pour convaincre les gens mais pour trouver des personnes déjà convaincues.

C’est intéressant aussi d’informer les gens sur des associations qui sont peu connues, d’élargir leur point de vue.

Il ne faut jamais s’arrêter à une « mauvaise » rencontre. Il faut apprendre à se nourrir d’un bonjour, d’un sourire, d’un échange. Il suffit parfois d’une seule rencontre pour se rebooster !

Parle-nous justement de ta plus belle rencontre !

Je n’oublierais jamais Olga ! J’étais en itinérante, à Perpignan, 3 jours avant la fin de mission. Ce jour-là, je ne sais plus pourquoi, c’était une journée difficile. J’avais du mal à me reconditionner, à reprendre du poil de la bête après une matinée compliquée.

Et là je rencontre Olga. Elle connaissait bien Amnesty, elle était militante. Elle m’a même appris des trucs sur l’asso que je ne connaissais pas ! On a parlé un long moment… elle m’a parlé d’elle, je lui ai parlé de moi, on s’est un peu raconté nos vies quoi ! A la fin, elle me dit « Continuez à vous battre ». Ça m’a redonné une énergie de dingue et j’ai fini par claquer 6 donateurs sur la journée !

Tu es une toute jeune Responsable d’Equipe. Qu’est-ce que cela signifie pour toi ?

Déjà, je mesure le fait que c’est incroyable d’être cadre à mon âge (Marie a 25 ans) ! Mes parents sont trop fiers.

J’ai commencé ce métier il y a 5 ans et la plupart des gens avec qui j’ai commencé sont aujourd’hui RE. Preuve qu’on a de réelles opportunités d’évolution chez Cause à Effet ! Parce qu’au final, il y a très peu de boulot où aucun pré-requis n’est exigé. Ici, la seule valeur ajoutée c’est nous, ce qu’on va y mettre comme énergie, envie, implication.

Je me suis beaucoup épanouie en tant que RD et j’ai mis du temps à envisager d’être RE. Je pense qu’il est important de vivre son expérience en rue à fond avant de passer RE. C’est cette expérience qui nous donnera ensuite notre pleine légitimité. Notre plus belle compétence c’est cette expérience !

Ce que j’aime dans le fait d’être RE, c’est de transmettre mon kiff à mes équipes. Mon management est basé sur la bienveillance et l’accompagnement. J’aime leur rappeler pourquoi on est là, les fédérer autour d’un objectif commun.

Mon rôle c’est alors de leur donner les moyens et les clés pour arriver à cet objectif. Je dois m’adapter à chacun d’entre eux, car tout le monde n’a pas la même personnalité, les mêmes axes de progression…

Je suis contente et fière d’être une femme RE. Ça manquait sur le terrain. Je suis sûre que l’on peut apporter quelque chose de différent.

Qu’est-ce que ce métier t’a appris ?

J’ai grandi avec ce taf… j’ai pris confiance en moi, j’ai appris à me connaître, à gérer l’échec, les refus, les humeurs. J’ai une plus grande aisance orale, une meilleure répartie, une meilleure tchatche ! J’ai appris à gérer et manager une équipe, à tenir mon administratif et ma logistique. C’est pas mal déjà.

Un dernier mot ?

Une journée n’est jamais finie jusqu’à la dernière minute !

 

 

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