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MSF : Paludisme, la grande tueuse des enfants de moins de 5 ans

msf, paludisme
Le paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde : elle touche plus de 200 millions de personnes. L’absence de vaccin efficace, les difficultés d’accès au diagnostic et aux traitements notamment, font du paludisme une des maladies les plus meurtrières au monde.

Contexte

Après une nette augmentation du nombre de cas et de décès dans les années 80 et 90, la lutte contre le paludisme a connu d’importants succès à partir du début des années 2000. La mortalité liée à la maladie a ainsi été divisée de près de la moitié en quinze ans, notamment grâce à des tests de diagnostic plus rapides et accessibles et à l’utilisation de traitements à base d’artémisinine. Cependant, l’accès aux moustiquaires imprégnées, trop chères, demeure insuffisant, tandis que l’accès aux traitements les plus efficaces reste inadéquat, notamment dans les contextes où l’instabilité et le faible développement des systèmes de santé empêchent un recours rapide aux soins. L’apparition de résistances aux traitements laisse également craindre de nouvelles difficultés dans la lutte contre le paludisme.

Si la maladie touche une centaine de pays, c’est le continent africain qui paie le plus lourd tribut. Il concentre en effet près de 90% des personnes affectées et des décès liés au paludisme. Et 70 % de tous les décès qui lui sont imputables sont survenus parmi le groupe le plus vulnérable face à la maladie : les enfants de moins de 5 ans.

 

On estime que plus de 6,2 millions de décès liés au paludisme ont été évités entre 2000 et 2015, grâce à d’importants investissements économiques. Mais beaucoup reste encore à faire.

La difficile lutte contre le paludisme

L’arrivée des ACT (artemisinine-based combination therapy, combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine) recommandés depuis 2001 par l’Organisation mondiale de la santé pour le traitement de la maladie, a représenté une avancée majeure. Elle a en effet permis de remplacer les anciens traitements (comme la chloroquine, la quinine ou la sulfadoxine-pyriméthamine), devenus largement inefficaces. Mais ces dernières années, des résistances à l’artémisinine ont commencé à apparaître en Asie du Sud-Est. L’utilisation de monothérapies (artémisinine seule, non associée à d’autres molécules comme dans les ACT) et les interruptions de traitement (arrêt des traitements dès la disparition des symptômes) accélèrent ce phénomène. La propagation de ces résistances représente un risque majeur de santé publique, aucun nouveau médicament antipaludéen n’étant disponible avant plusieurs années.

2 536 400 cas de paludisme traités par les équipes de Médecins Sans Frontières en 2016

Dans les régions où le paludisme est endémique et où le nombre de cas se concentre autour d’un ou plusieurs pics saisonniers, comme dans certains pays en Afrique sub-saharienne, il est possible de diminuer l’impact de la maladie par la distribution préventive d’antipaludéens (la chimioprévention saisonnière du paludisme ou CPS). Cette stratégie, qui permet de prévenir jusqu’à 80 % des cas de paludisme simple, a été introduite avec succès par Médecins Sans Frontières en 2012 au Mali et au Tchad. Depuis, elle a été adoptée par de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Médecins Sans Frontières a également mis en place des stratégies préventives similaires, basées sur une ou plusieurs distributions préventives de traitements, lors de crises humanitaires (réfugiés sud-soudanais en Ouganda en 2015, épidémie d’Ebola en 2014).

Les causes de la maladie

Le paludisme est transmis à l’homme par un moustique, l’anophèle femelle, qui pique pour se nourrir de sang et stimuler ainsi la production de ses œufs. La ponte se fait principalement dans des eaux stagnantes, ce qui explique la recrudescence de la maladie en saison des pluies.

Le moustique injecte le parasite dans le sang de la personne piquée. La parasite s’installe alors dans le foie où il se multiplie. Puis les parasites migrent dans le sang où ils font éclater les globules rouges. Quand un moustique pique une personne infectée, il devient porteur du parasite et le transmettra lorsqu’il piquera une personne saine.

Source et plus d’infos sur :
www.msf.fr

Plus d’infos sur nos missions et l’association Medecins Sans Frontièresen vous rendant sur la page :
  https://causeaeffet.com/association/medecins-sans-frontieres/
 Calendrier des missions : https://causeaeffet.com/nos-offres/calendrier/

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