BLOG DES RECRUTEURS

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#PORTRAITDERECRUTEUR :
Benjamin – Il n’y a pas de limites !

Il est né à Versailles et a grandi à Colombes. Il aime les arts martiaux et a été sportif de haut niveau. Il a un BEP en sylviculture et sait reconnaître les différentes espèces d’arbres et comment entretenir une forêt. Il a porté un costume-cravate dans une précédente vie et passe quasiment toutes ses vacances en Thaïlande.

Arrivé chez Cause à Effet en 2013, il a 45 missions à son actif. Oui, c’est lui, Benjamin, le King de la street, comme il aime se surnommer surtout par provocation ;)

 

Comment est-ce que tu es arrivé chez Cause à Effet ?

 

Je bosse depuis que je suis tout petit et j’ai longtemps travaillé dans le secteur commercial. Avant d’arriver chez Cause à Effet, j’étais téléopérateur pour un centre d’appels qui travaille avec des ONG. Mon job consistait à appeler des donateurs annuels pour leur proposer de devenir donateurs mensuels. Un de mes collègues avait fait de la rue et m’en a parlé. Ça m’a tout de suite donné envie.

 

Raconte-nous ta première mission.

 

C’était en février, à Paris, pour CARE. Il faisait froid !! Je crois que c’est l’un des pires hivers de ces dernières années, on avait de la neige jusqu’aux chevilles !

J’avais failli ne pas être pris, et j’ai failli ne pas passer la période d’essai !

J’étais avec un tout jeune Responsable d’Equipe, c’était sa première mission, on a eu pas mal d’accrochages (rires) et aujourd’hui c’est l’un de mes meilleurs amis !

Ce dont je me rappelle surtout c’est de l’ambiance. Je n’avais jamais connu ça dans aucun de mes précédents boulots. On se retrouvait quasiment tous les soirs avec les autres équipes parisiennes pour boire des coups et se raconter nos journées. On se marrait bien !

 

Qu’as-tu appris de tes différents Responsables d’Equipe ?

 

La rigueur, vouloir toujours plus, le sens de la pédagogie, l’organisation, le sérieux, comment responsabiliser les Recruteurs/ses, et le respect du cadre.

 

5 ans après, qu’est-ce qui te donne encore envie de te lever tous les matins ?

 

Je passe mes journées à permettre à des gens de faire quelque chose de positif : c’est quand même plus motivant que de vendre des panneaux solaires ou des forfaits téléphoniques ! Toutes les asso sont importantes et je me dis que mon travail a du sens.

Aujourd’hui, ce que j’aime surtout dans mon boulot, c’est le management. J’aime quand j’arrive à inculquer aux nouveaux les bonnes pratiques et le respect du cadre.

J’aime avoir une équipe combative, à l’écoute de mes conseils et qui fournit les efforts nécessaires pour obtenir les résultats attendus. Y’a pas de secrets : plus tu dis de bonjours, plus t’as de chances que quelqu’un s’arrête et devienne donateur.

C’est aussi très gratifiant quand j’arrive à débloquer quelqu’un, à lui donner les clés pour progresser au fur et à mesure de la mission.

Je suis fier quand une personne qui a commencé avec moi continue et que j’ai ensuite des bons retours sur elle de la part de mes collègues Responsables d’Equipe.

 

Qu’est-ce que tu aimes transmettre à tes équipes ?

 

J’aime quand il y a de l’émulation, du caractère, l’envie de « se faire mal ». J’applique un cadre très sérieux parce que ce n’est pas parce qu’on travaille pour des asso et que c’est cool qu’on peut faire n’importe quoi !

J’essaye de leur transmettre les valeurs que j’aime dans les arts martiaux : le dépassement de soi, l’envie de combattre, de réussir. Dans la rue, il faut être un guerrier… tout le temps ! On ne peut pas faire ce boulot dans la facilité, c’est pas vrai.

L’un de mes Responsables d’Equipe continuait à me motiver même quand j’avais trouvé 5 donateurs : « tu peux faire plus, continue ! ». Comme disent les Américains, sky is the limit !

Ce qui me vient aussi des arts martiaux et que j’essaye de transmettre c’est les valeurs de franchise, de courage, d’honnêteté, de camaraderie, d’esprit d’équipe et de professionnalisme.

 

Ta plus belle rencontre ?

 

C’était à Strasbourg. Un jour où je faisais la tronche parce que je n’arrivais pas à débloquer. A un moment, un mec vient me voir. Il était hémiplégique. Il me dit « ça va faire 20 minutes que je te regarde et que tu fais la g*****, c’est pas marrant. Regarde-moi, j’ai 21 ans, j’ai été renversé par un chauffard, la moitié de mon corps est paralysée et je souris quand même… Bonne journée ! » Là, tu apprends à sourire !

Une autre rencontre que je n’oublierais pas, c’est sur une itinérante pour Amnesty. Une dame un peu âgée s’arrête et me dit qu’elle veut soutenir le combat d’Amnesty contre les violences faites aux femmes. Son ex-mari lui avait coupé les tétons et perforé les seins avec un tisonnier… les violences conjugales, elle savait de quoi il s’agissait ! Et là, je me suis rendu compte que le travail des associations, c’est aussi une réalité pour plein de gens.

 

Cette année, tu as travaillé pour 2 nouvelles associations chez Cause à Effet, le WWF et la LPO. C’était un challenge pour toi ?

Du plaisir surtout ! Je suis content qu’on ait élargi le panel des associations avec lesquelles on travaille.

A titre personnel, je suis particulièrement touché par la cause environnementale, tout simplement parce que je suis le témoin direct des impacts du changement climatique et qu’il y a urgence à changer les choses. Depuis que j’ai 19 ans, je vais sur la même île en Thaïlande et je vois la différence. Le niveau de l’eau a monté, l’eau est moins claire, les poissons et les coraux sont considérablement moins nombreux.

Donc oui, bosser pour ces deux assos, ça avait du sens pour moi. Et j’ai eu plaisir à renouveler mes briefs, à sensibiliser mes équipes sur ces causes.

 

Tu viens d’être élu membre du Comité Social et Economique. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?

C’est une continuité dans mon parcours chez Cause à Effet et des responsabilités intéressantes. Ça fait un moment que je suis là, je connais bien la boîte. Je me suis battu pour elle, y’a eu des hauts et des bas, comme beaucoup on a fait des efforts pour qu’elle continue de progresser. Aujourd’hui, j’ai aussi envie de défendre les droits des salariés. Il y a des combats à mener pour améliorer les conditions de travail tout en restant productif pour Cause à Effet.

Un dernier mot ?

Longue vie à Cauzaf

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